09/07/2018

Turquie «VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE VOLÉ L'URNE, MAIS L'AVENIR NOUS APPARTIENT»

L'AKP, allié du parti d'extrême droite fascisant MHP, a remporté les élections présidentielles avec 52% des suffrages. Des fraudes et des irrégularités électorales ont également eu lieu en faveur de l'AKP et d'Erdogan.

L'AKP n'a cependant pas gagné la majorité qualifiée tant convoitée qui lui aurait permis de modifier la Constitution pour accroître encore son pouvoir. Le parti d'Erdogan n'a obtenu que 42% des voix aux élections législatives; il dépend donc du MHP pour avoir une majorité simple au Parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP) a quant à lui conquis 22% des citoyen·ne·s et son candidat à l'élection présidentielle, Muharrem Ince, a obtenu 30,6% des voix.

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04/02/2018

Ankara lance une nouvelle guerre contre les Kurdes à Afrin en Syrie

Depuis le 20 janvier 2018, l'armée turque assistée par des milices à la solde de la Turquie de l'opposition armée syrienne, en grade majorité des forces conservatrices islamiques et réactionnaires, a lancé une offensive aérienne et terrestre à grande échelle, baptisée «Opération Rameau d’olivier» sur la province d'Afrin située au nord-ouest de la Syrie avec une population majoritairement kurde contrôlée par Parti de l'Union Démocratique (PYD) et ses Unités de Protection du Peuple (connus sous les noms des YPG).

Environ 150 civils (Kurdes, Arabes, Arméniens et autres) ont été tués depuis le début de l'opération et de nombreuses destructions ont été causées par les bombardements de l’aviation turque.

Au même moment, le régime autoritaire et criminel de Bachar al-Assad et l’aviation russe continue ces bombardements et ses offensives militaires contre les régions de la Ghouta orientale et d’Idlib qui ont causé la mort de plusieurs centaines de civils et des déplacements de populations civiles massifs ces dernières semaines. Il y a un consensus entre toutes les puissances internationales et régionales pour le maintien du régime meurtrier à Damas avec Bachar al-Assad à sa tête au nom de la « guerre contre le terrorisme ». C'est ce consensus qui donne « carte blanche » au régime syrien de continuer ses crimes à une large échelle.

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18/01/2018

Quel avenir pour les Forces démocratiques syriennes?

Sous l’égide de Moscou, une nouvelle tentative de « conférence de paix », intitulée Congrès du dialogue national syrien, est prévue à Sotchi, sur les bords de la mer Noire en Russie les 29 et 30 janvier prochains afin de réunir les différents acteurs du conflit syrien. Mais les tensions avec les forces kurdes impliquées minent la discussion.

Fin décembre, l’envoyé spécial du Président russe Alexandre Lavrentievavait pourtant déclaré que des représentants kurdes seraient invités, notamment du Conseil national kurde représentant plus d’une dizaine de partis kurde syriens et qui est soutenu par le Gouvernement régional du Kurdistan au nord de l’Irak dominé par la famille Barzani. Mais le gouvernement turc a fait pression pour que le Parti de l’Union démocratique (PYD), parti kurde syrien, ne soit pas présent. Ce dernier est considéré comme la branche syrienne du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) honni par la Turquie, listé comme organisation terroriste depuis 1984. Or, le PYD est la tête pensante des Unités de protection du peuple (YPG), formées à grande majorité par des Kurdes, force essentielle de la coalition des Forces démocratiques syriennes (FDS), moteur de la lutte contre Daech.

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10:48 Publié dans Etats Unis, Iran, Iraq, Oppressions, question kurde, résistance, Syrie, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |