13/06/2017

Crise entre les monarchies réactionnaires du Golfe

Le 4 juin, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabe Unis et l’Egypte (suivis, quelques heures plus tard, par Bahreïn, le Yémen, les Maldives, la Mauritanie et le gouvernement dissident libyen) ont rompu leurs relations avec l’émirat du Qatar pour les liens qu’entretient, selon eux, Doha avec “des organisations terroristes et des groupes confessionnels cherchant à déstabiliser la région, parmi eux les Frères musulmans, l’Etats Islamique, et al-Qaïda », sans oublier le maintien de relations avec la République Islamique d’Iran, malgré des divergences. La crise intervient en effet une semaine après une vive polémique suscitée par des propos attribués à l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, où il aurait critiqué la volonté de Riyad d’isoler diplomatiquement l’Iran tout en prenant la défense du Hezbollah et des Frères musulmans, tous deux considérés comme des groupes terroristes par Riyad. Doha a par été ailleurs exclu de la coalition militaire arabe mené par Ryad contre l’alliance des Houtistes, soutenu par l’Iran et de l’ancien dictateur Ali Abdallah Saleh, tandis la diffusion des médias qataris, comme al-Jazeera, ont été interdits dans la majorité des pays ayant rompu leurs relation avec le Qatar.

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20:58 Publié dans Arabie Saoudite, Qatar | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |