marxisme

  • Au Liban, les classes populaires n'ont pas dit leur dernier mot

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    La contestation sociale historique au Liban remet en cause tout un système par plusieurs aspects : économiques, politiques, juridiques, sur les questions d’égalité hommes-femmes, sur la situation de la classe ouvrière et des classes populaires, entre autres. Nous avons sollicité Joseph Daher qui a accepté de répondre à nos questions à propos de la situation très intéressante au Liban.

    J. Daher est un militant suisse-syrien anticapitaliste et universitaire basé en Suisse et actif dans la solidarité internationale, particulièrement avec le Moyen Orient et notamment la Syrie. Il travaille actuellement sur la politique économique du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, les mouvements de protestations socio-économiques et politiques dans la région et les mouvements islamiques fondamentalistes. Il est par ailleurs le fondateur du blog Syria Freedom Forever et auteur de Hezbollah : un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme (Syllepse, 2019) et de Syria after the uprisings : the political economy of state resilience (Pluto Press et Haymarket, 2019).

     

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    Lien permanent Catégories : Hezbollah, Liban, marxisme 0 commentaire
  • Introduction du livre de Joseph Daher : Le Hezbollah Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme

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    Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

    Le Hezbollah a été fondé en 1985 durant une période d’intense crise politique caractérisée par la guerre civile et l’invasion du Liban par Israël en 1982. Il fut d’emblée créé comme un mouvement politique islamique mettant l’accent sur la résistance armée contre Israël et basé dans les territoires peuplés par les populations chiites du Liban. Depuis des années, le Hezbollah est apparu pour beaucoup – tant au Liban que dans le monde arabe – comme la seule force capable de résister aux agressions israéliennes et à la mainmise occidentale et de leurs alliés, les monarchies du Golfe, sur le pays. À la suite des différentes guerres d’agression israéliennes contre le Liban, et plus particulièrement l’invasion de 2006, le Hezbollah est devenu célèbre en raison de sa force militaire disciplinée, de ses moyens propagandistes et de son aptitude à résister efficacement à l’État d’Israël. Dans les manifestations qui se sont déroulées en 2006 dans les principales capitales arabes, on brandissait les portraits de Hassan Nasrallah, le secrétaire général du mouvement. Même dans les monarchies du Golfe, où règnent des régimes traditionnellement hostiles au Hezbollah, des figures importantes, certes minoritaires, comme le riche homme d’affaires koweïtien Nasser Al-Kharafi, avaient, après la guerre de 2006, publiquement encensé le groupe (Farid, 2001 ; Wehbe, 2011)1.

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  • Ankara lance une nouvelle guerre contre les Kurdes à Afrin en Syrie

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    Depuis le 20 janvier 2018, l'armée turque assistée par des milices à la solde de la Turquie de l'opposition armée syrienne, en grade majorité des forces conservatrices islamiques et réactionnaires, a lancé une offensive aérienne et terrestre à grande échelle, baptisée «Opération Rameau d’olivier» sur la province d'Afrin située au nord-ouest de la Syrie avec une population majoritairement kurde contrôlée par Parti de l'Union Démocratique (PYD) et ses Unités de Protection du Peuple (connus sous les noms des YPG).

    Environ 150 civils (Kurdes, Arabes, Arméniens et autres) ont été tués depuis le début de l'opération et de nombreuses destructions ont été causées par les bombardements de l’aviation turque.

    Au même moment, le régime autoritaire et criminel de Bachar al-Assad et l’aviation russe continue ces bombardements et ses offensives militaires contre les régions de la Ghouta orientale et d’Idlib qui ont causé la mort de plusieurs centaines de civils et des déplacements de populations civiles massifs ces dernières semaines. Il y a un consensus entre toutes les puissances internationales et régionales pour le maintien du régime meurtrier à Damas avec Bachar al-Assad à sa tête au nom de la « guerre contre le terrorisme ». C'est ce consensus qui donne « carte blanche » au régime syrien de continuer ses crimes à une large échelle.

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