24/06/2018

Gaza, les marches continuent… La répression aussi

Depuis presque trois mois, les Palestinien·ne·s se rassemblent chaque vendredi dans la zone tampon créée par les forces israéliennes au nord de la bande de Gaza. L'armée d'occupation continue de réprimer violemment ces manifestations en tirant sur les manifestant·e·s non armés. Presque 130 personnes ont été tuées et plus de 14 000 ont été blessées depuis le début des manifestations le 30 mars. De l'autre côté, aucun·e Israélien·ne n'a été tué.


Appelées par les organisateurs de la Grande Marche du Retour, les mobilisations exigent la fin du blocus économique et politique de la bande de Gaza par l'État d'Israël, mais surtout le droit au retour des familles expulsées depuis des générations de leur foyer d'origine. Les organisations politiques palestiniennes traditionnelles, y compris le Hamas, sont parties prenantes de ces manifestations, mais ce sont avant tout des réseaux de jeunes activistes qui les initient et qui ont formulé les demandes, accompagnés par des syndicats et des associations civiles.

Il est important de rappeler que le régime de contrôle qu'Israël impose à Gaza est à bien des égards sans précédent au niveau mondial, certain·e·s universitaires le qualifiant d'«occupation numérique». Des mitrailleuses télécommandées et des drones surveillent et contrôlent ce minuscule territoire, qui s'étend sur 360 km², tandis que l'accès à Gaza est si sophistiqué et sécurisé qu'Israël compte chaque calorie et vérifie chaque composé chimique qui entre dans le territoire.

Si Israël peut poursuivre son blocus et ses crimes contre les populations palestiniennes en toute impunité, c'est aussi grâce au soutien des grandes puissances internationales, en particulier les États-Unis.

Une autorité palestinienne complice

En même temps, le 13 juin, une manifestation rassemblant une centaine de personnes dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, a eu lieu pour protester contre les mesures prises par l'Autorité palestinienne (AP) à l'encontre de la bande de Gaza. Ce mouvement a également été violemment réprimé par les forces de l'ordre de l'AP. Une dizaine de manifestant·e·s, y compris des journalistes, ont été arrêtés.

En plus du blocus établi par Israël, l'AP a imposé des sanctions économiques sur la bande de Gaza. En avril 2017, l'AP a déjà radicalement réduit les salaires des employé·e·s de la fonction publique à Gaza, aggravant les difficultés causées par le siège israélien. L'année dernière, elle a également demandé à Israël de couper l'approvisionnement en électricité de Gaza, provoquant une importante détérioration pour une situation humanitaire déjà désastreuse.

L'objectif de l'AP est de faire pression sur le Hamas pour reprendre le contrôle de la bande de Gaza, qu'elle a perdu en 2007. De plus, plusieurs jeunes groupes progressistes et démocratiques critiquent la manière dont l'AP gère la relation avec Israël, qu'ils accusent de se comporter comme un «sous-traitant de l'occupation».

La Suisse coupable

À son retour d'un voyage au Moyen-Orient, le conseiller fédéral Ignazio Cassis (responsable du DFAE) s'en est pris vertement à l'UNRWA, l'agence de l'ONU en charge des réfugié·e·s palestinien·ne·s, en l'accusant de «faire partie du problème» plutôt que de la solution, en entretenant l'illusion d'un retour sur leurs terres pour cinq millions de Palestinien·ne·s.

En effet, l'UNRWA compte environ 700 écoles qui s'occupent de près de 525 000 élèves palestinien·ne·s dans la région, et la Suisse a inscrit dans son budget une aide à l'organisation de quelque 23 millions de francs par année jusqu'en 2020. Cette critique du conseiller fédéral s'inscrit dans une série d'attaques contre l'UNRWA depuis plusieurs mois de la part d'Israël et les États-Unis.

Le gouvernement d'extrême droite et autoritaire israélien de Benyamin Netanyahou a appelé à son «démantèlement», tandis que le président étatsunien Donald Trump a pris la décision de réduire de plus de deux tiers la contribution des États-Unis, la ramenant de plus de 300 millions à 60 millions de dollars. Une décision sans précédent de la part du plus grand contributeur historique de cette organisation. Ignazio Cassis a ainsi affirmé «comprendre» la décision du gouvernement américain de réduire son soutien. Il a ajouté ne pas être opposé au principe qu'une telle décision puisse être prise par la Suisse, jugeant que les choses pourraient ainsi «bouger».

Dans un article du journal Le Temps, un chef du DFAE a de son côté reproduit la propagande israélienne en déclarant qu'au-delà du cas spécifique de l'UNRWA, la principale cause de la poursuite du conflit israélo-palestinien est à chercher dans l'attitude des pays arabes, qui n'acceptent pas l'existence d'Israël. Faut-il rappeler à Cassis et à son département le nombre de guerres, d'occupation de terres et d'agressions commises par Israël contre les populations de la région?

Israël, la source du problème

Le droit au retour des Palestinien·ne·s constitue un droit fondamental qui a été entériné par les résolutions des Nations Unies, ce que semblent avoir oublié Cassis et son département. Suite à ses propos, le Conseil fédéral, par la voix de son président Alain Berset, a assuré qu'il n'y aurait pas de changement de politiques envers l'UNRWA. Cela n'est néanmoins pas suffisant.

Les sources de la poursuite du conflit jusqu'à aujourd'hui sont bien plutôt issues dans la nature de l'État d'apartheid raciste et colonial d'Israël, dont découlent ses politiques meurtrières. Aucune solution ne pourra être trouvée sans le démantèlement de cet état criminel et la réalisation de tous les droits des Palestinien·ne·s.

La Suisse démontre à nouveau sa politique de collaboration avec un État criminel, comme avec d'autres États régionaux comme l'Arabie saoudite ou la Turquie, sans aucun respect pour le droit à l'autodétermination des peuples.

Joseph Daher

Article publié dans le journal solidaritéS: https://www.solidarites.ch/journal/d/article/8735

18:11 Publié dans BDS, Oppressions, Palestine, résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (23) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Ce que le cerveau ravagé d'un demi lettré arabe n'a pas la capacité de comprendre c'est que, toutes humiliations post 48 et 67 ravalées, pour se prévaloir de la résolution n° 242 du CS de l'ONU qui a été intentionnellement formulée - vertu diplomatique de la langue anglaise - de manière ambiguë afin de permettre le maintien d'un statu quo éternel, il faut déjà avoir accepté la première qui est la résolution n° 181 qui offrait à la partie arabe (in the text) un pays supplémentaire en même temps qu'elle offrait une patrie à la partie juive mais aujourd'hui il faut également assumer les conséquences irréversibles des guerres à but génocidaire déclaré initiées et salutairement perdues par l'alliance de cinq pays arabes. Lamentables ! Bref, les juifs ont accepté la 181 et d'ailleurs il ne vous aura pas échappé que les israéliens viennent de célébrer le 70ème anniversaire de leur état, l'Etat d'Israël. Le menu est imposé kamarade.

Comme vous le savez parfaitement et pour cause, un arabe, un "palestinien" en particulier, ça ne rate jamais une occasion de rater une occasion et donc il leurs / vous faudra rengorger les 3 nons de Khartoum, de gré ou de force si nécessaire, avant de pouvoir prétendre à intégrer la communauté des nations.

Cela dit, je crois comprendre que le plan Trump élaboré à la faveur d'un alignement propice des planètes, avalisé par les arabes, ceux qui comptent s'entend, et l'Etat d'Israël est globalement prêt. Il ne devrait plus tarder à être annoncé et hormis le fait que l'éviction programmée d'Abu Mazen devrait vous ravir, je crains fort que l'intégralité du reste du plan Trump ne vous soit totalement indigeste.

Écrit par : Giona | 27/06/2018

Giona: "je crains fort que l'intégralité du reste du plan Trump ne vous soit totalement indigeste."

EXCELLENT!

J DAHER: 24/06/2018? "Gaza, les marches continuent… La répression aussi"

RHOOOOO! Pinocchio activiste qui soutient le terrorisme et les terroristes!?? Votre nez transperce les murs de votre cuisine! Changez de pièce! Allez dehors que la bise vous dépoussière ainsi que votre comparse plagiaire! Marre de vos bullshit!

DE VRAIES NEWS POUR VOUS!

Paris : Le président d’une ONG pour la paix dénonce le Hamas, « mercenaire de l’Iran »
MEMRI Middle East Media Research Institute
Lire l'article complet sur http://memri.fr/2018/06/25 (...)
26 juin Extrait:
Mohammed Al-Arab, président de l’ONG « Paix sans frontières », qui a son siège à Paris, a critiqué le Hamas qui, selon lui, a affamé son peuple à Gaza et est devenu le « mercenaire » de l’Iran. « Chaque fois que l’Iran est en difficulté, le Hamas provoque des incidents, afin de soulager la pression [sur l’Iran] et de gagner des points politiques pour l’organisation des deux Hamads [le Qatar], pour Erdogan et pour l’Iran », a-t-il affirmé, s’exprimant sur les ondes de la chaîne télévisée saoudienne 24 TV le 2 juin 2018. Al-Arab a également déclaré qu’ils « chargent émotionnellement ces jeunes, puis les envoient affronter la machine de guerre de l’armée sioniste dénuée de toute valeur morale. C’est un suicide. » Extraits :

Campagne en Cisjordanie contre les sanctions imposées par l’Autorité palestinienne à Gaza
MEMRI Middle East Media Research Institute Par S. Schneidmann
Lire l'article complet sur http://memri.fr/2018/06/25 (...)
26 juin Extrait:
Une campagne lancée en Cisjordanie il y a plusieurs semaines appelle à lever les sanctions imposées par l’Autorité palestinienne (AP) à la bande de Gaza, y compris la suspension des salaires des fonctionnaires de l’AP et la réduction de ses paiements à Israël pour l’électricité. La décision d’imposer les sanctions a été prise par le président palestinien Mahmoud Abbas il y a plus d’un an, en avril 2017, en réaction à la création par le Hamas d’un Comité administratif pour gérer les affaires de Gaza, au motif que l’AP ne respectait pas ses obligations à cet égard.[1]

Iran : les manifestants envahissent les rues en scandant « Mort à la Palestine »
I24news
Lire l'article complet sur https://www.i24news.tv/fr/ (...)
26 juin Extrait:
Les manifestants iraniens, dans un retournement surprenant des événements dans le pays, sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition au régime au pouvoir en chantant « Mort à la Palestine ».« Quittez la Syrie, pensez à nous », pouvait-on également entendre selon une traduction des vidéos montrant les manifestations.
Les protestations ont débuté ce week-end et se sont poursuivies lundi, alors que les manifestants anti-régime expriment leur frustration face à la chute de la monnaie iranienne, à la poursuite du financement des groupes terroristes régionaux et des opérations militaires en Syrie au nom du président assiégé Bachar el-Assad.

Écrit par : Patoucha | 27/06/2018

@M. Joseph Daher,

Vous dites dans votre article chapeau, entre autres, (...)"Israël, la source du problème"(...).

Élie Barnavi, né en 1946 à Bucarest (Roumanie), est un historien, essayiste, chroniqueur, diplomate israélien, professeur émérite d’histoire de l’Occident moderne à l’Université de Tel-Aviv, Conseiller scientifique auprès du Musée de l’Europe à Bruxelles et ancien ambassadeur d Israel à Paris, avait déclaré ce qui lui a fallu des orages virulentes jusqu au se faire traiter, hélas, d "Anti"-Sémite notoire:

1--"La non reconnaissance d Israel d un Etat Palestinien va conduire (ndr:Israel) à sa perte".

2-- C est lui aussi qui a écrit fin 2017: « En Israël, la peur a changé de camp, fin de règne de Nétanyahou »

Selon l’ancien ambassadeur d’Israël en France, les manifestations contre la corruption du gouvernement de Benyamin Nétanyahou préfigurent sa fin de règne.

LE MONDE | 12.12.2017 à 10h35 |

https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/12/elie-barnavi-en-israel-la-peur-a-change-de-camp_5228339_3232.html

NB: A ceux qui pourraient m attaquer violemment sur ces sujets n ont que s adresser directement à l expéditeur, M. Elie Barnavi, dont je respecte les écrits (et qui valent ce qu ils valent, vous me diriez :) !) et au journal le Monde tant qu on y est...

Bien à Vous, M. J.D.,
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 27/06/2018

Tirmha, Téhéran: slogan "Mort à la Palestine" et gaz lacrymogène aux commerçants et aux personnes dans les manifestations populaires
Mehdi Ganjee Far
Ajoutée le 25 juin 2018

https://www.youtube.com/watch?v=OO3gKl5ozmM

Les rues principales des villes seront baptisée: “Jérusalem, capitale d’Israël” :) Merci le Guatemala!

Écrit par : Patoucha | 27/06/2018

Don t feed les trolls Patoucha/Corto/Léo/Giona.

Écrit par : Tupeutpas | 27/06/2018

M. Joseph Daher,

Il y a des gens comme des chameaux qui se moquent du bossu ou un Corbo Noir-Corto qui critique la noirceur voire même un Pathogène qui vous traite de Pinocchio, comme quoi!

Ne dit on pas qu il ne faudrait pas se fier à ces énergumènes cités ci dessus. En général, ils sont plus des escrocs que des fous!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 28/06/2018

On se demande pourquoi cette nouvelle n'a pas été relayée par la presse francophone. Je vous la recommande.

https://www.bbc.com/news/world-middle-east-44520850

Écrit par : Giono | 29/06/2018

Probablement un simple oubli...

Écrit par : JJ | 29/06/2018

Quel Scooppè! LOL C'est vrai qu'on ne peut être dès son réveil sur cette blogosphère et lire les dernières nouvelles ... qui datent d'une semaine!

Vous retardez JJ/JEAN JAROGH! Les traîtres sont toujours pris en Israël! Juif ou pas! Vous avez raté l'occasion de vous taire!

Écrit par : Patoucha | 01/07/2018

En complément de mon texte (en attente) sur les 2600 Djihadistes soignés en Israel ("Merci!"), venant et repartant vers la Syrie et dont un bon tas venant d Al Qayda de Ben Laden ( surtout Al Nosra qui fait du bon boulot en Syrie, dixit l escroc Fabius et approuvant la politique pro-terroriste de l autre, l escroc, Hollande)

http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/21/01003-20161221ARTFIG00241-ces-syriens-soignes-en-israel.php

Écrit par : Charles 05 | 29/06/2018

MDR MDR MDRRRRR LE CHARABIA!

Écrit par : Patoucha | 01/07/2018

Les termes "palestinien" ou "Palestine" sont de racine 100% hébraïque et traduit en français, signifie "envahisseur" !

Un soi-disant "peuple" n'ayant pas de nom, utilise un terme hébreu, ou plutôt un mot de la langue hébraïque pour s'identifier, en plus un terme qui signifie "envahisseur", désolé, mais il faudra revoir la copie, elle est à la base irrecevable et absurde !!

Il n'y a pas assez de mot dans la langue arabe, il faut que ces soi-disant "palestiniens" aillent s'affubler d'un terme hébreu à 100%, qui plus-est signifie "envahisseur" afin de justifier leur identité ???

On marche sur la tête !!

Écrit par : Corto | 05/07/2018

Monsieur Daher, vous avez écrit :

"En plus du blocus établi par Israël"

Vous plaisantez j'espère ??

Si blocus il y a, premièrement, il est avant tout et uniquement égyptien !

Que cela soit bien compris !!

Ensuite, si vous voulez appeler ça "blocus", c'est celui décrété par l'ONU et qui autorise ou pas les bateaux de pêche de dépassé ou pas les limites territoriales et cela pour des motifs largement étayés et qui concerne la sécurité de la région, y compris la sécurité intérieur de Gaza.

Pour la petite histoire, les """"palestiniens"""" voulaient un état à eux, sans occupation israélienne, ils l'ont eu et qu'ont-ils fait dès l'arrivée du hamas aux commande de l'administration de Gaza ?

Je vais vous donnez un exemple, le hamas a détruit toutes les canalisations (115 mm et 155 mm) d'irrigations installées par les israéliens dans le sud et quelques parcelles du nord de Gaza, rendant l'agriculture impossible et pour faire quoi ???

Pour transformer les tuyaux d'irrigation en kassam et autres "joyeuseries festives") !!

Israël afin d'éviter de devoir répliquer sur les toits d'où partaient les kassam a dû mettre au point le système "dome de fer", cela uniquement pour éviter de faire des victimes coté gazaoui !

Alors, il faut vite arrêter de parler de "blocus" israélien, c'est du mensonge !

Imaginez que plus de 16'000 rockets ou missiles visent les villes de suisse-romande et on verra la population enverrait des centaines de millions dans le camp d'en face ???

Écrit par : Corto | 05/07/2018

LOL Corto! Lisez son « à propos », son interview pour son « livre » sur le Hezbollah - Il à quelques années de plus que sur la photo - et vous saurez à qui nous avons affaire!

Écrit par : Patoucha | 05/07/2018

Patoucha, Monsieur Daher essaye à sa façon de donner le tour en voulant greffer un modèle politique dans les sociétés arabo-musulmanes.

En l'occurrence, comme c'est le cas, il s'agit d'un modèle socialiste ou ce qui me dérange encore moins, communiste ou encore ; progressiste !

Dans tous les cas, il annonce sa détermination et son activisme, vous parlez de sa photo, il semble avoir la quarantaine et évolue au travers d'un cursus universitaire en faculté science-po ou socio, je ne sais pas exactement.

Ce n'est pas, en ce qui me concerne sur ce terrain que débat ce pose, mais bien sur ses positions. Comme nous avons déjà pu le constater, dans les mouvances gauchistes, vous rencontrer autant de positions que d'individus.

Son centre d'intérêt se focalise sur les politiques, pour autant que nous puissions encore parler de "politique" sur les chaos idéologiques qui sévissent dans les pays du Moyen-Orient, plus spécifiquement, le Liban et la Syrie, ce qui implique d'y incorporer les interactions et influences constatées sur le terrain, tant politique que civilisationnel.

Je me permet d'essayer de recadrer le rôle de Monsieur Daher dans son action sur ce blog, mais je dois le féliciter, car, il n'a jamais censurer, ne serait qu'un seul commentaire, cela même si nous ne partageons pas les mêmes points de vues et conclusions.

Dans tous les cas, et de manière générale, ce n'est pas la première fois qu'une doctrine politique tente de s'intégrer dans une société arabo-musulmane. Depuis la vague ayant débuté au cours de la moitié du 20ème siècle, si l'on parle des tentatives progressistes et socialistes, nous n'en sommes pas au premier exemple d'implémentation de doctrine socialiste dans un état arabe !

En fait, au lendemain des régimes monarchiques traditionnels, si nous prenons le cas et l'histoire des pays auxquels Monsieur Daher concentre ses travaux, nous pouvons observer en ce qui concerne la Syrie qu'il s'agit d'un pays qui est sorti d'un système monarchique et colonisé par le truchement d'une sorte de révolution progressiste connue sous terme de "baasisme", ce dernier impulsé par l'Union-Soviétique depuis le début de l'émancipation du système politique de la Syrie.

Et dans la réalité, nous pouvons observer que l'exemple syrien est catastrophique, que la Syrie n'est pas le seul exemple où l'islam et les doctrines progressistes on vu naître des distorsions déviantes pas très éloignées aux totalitarismes antérieurs aux tentatives d'émancipation. Voir des régimes totalitaires et sanguinaires avec comme une cerise sur un gâteau, un symbole perché sur les drapeaux de ces pays et symbolisés en général par une bande rouge ou des étoiles rouges.

C'est le combat entre le fonctionnement des coutumes gérées par l'islam, c'est à dire des paternes reposants sur une certaine forme de tribalisme et un pouvoir centralisé essayant de faire abstraction des réseaux originels.

Un peu, en comparaison, comme si preniez un corps humain et que essayeriez de faire circuler le sang à contre-sens !

Disons que la capillarisation du modèle marxiste au niveau des extrémités renvoie à une forme de gangrénisation chronique et conduit ces sociétés vers des résultats contre-productifs, c'est le moins que l'on puisse dire !

Monsieur Daher n'est pas dupe, et il ne peut que faire le même constat, qu'à d'autres époques et au travers de promesses divines, l'islam a mis des siècles pour s'autorégulariser, tout ça pour un résultat très mitigé, si l'on compare ce modèle à d'autres systèmes sociaux, on a l'impression que ce modèle traîne la patte dans une multitude d'exemples, qu'il subsiste que par opposition existante dans des structures tribales, ayant fait de cette idéologie, un vaste champ de combats de luttes endogènes, certes les systèmes immunitaires sociétaux arabo-musulmans fonctionnent plutôt bien, mais ces derniers semblent bloquer toute forme de mutation ou d'évolution, nous sommes face à un système fonctionnant de manière rétro-active, ce qui ne permet pas à d'autres modèles de s'intégrer puisque que sont moteur central est justement basé sur le rejet de toute forme de transformation.

Le constat est fait en ce qui concerne les influences se revendiquant comme modernistes ainsi que pour les tentatives de transformations reposant sur des modèles marxistes.

Israël est l'exemple même de ce constat, Israël est un état basé sur des structures fonctionnelles calquées sur les modèles marxistes, c'est la raison pour laquelle la gauche rejette autant Israël, car le modèle marxiste israéliens est venu contredire l'action des activistes "panarabistes", ils ont induit une séparation ethnique dans un projet politique, en rejetant Israël et là je parle des années 50, le monde arabe se rejetait lui-même dans ses tentative de conversions progressistes et le plus étonnant, c'est cette obstination aujourd'hui révolue puisque dans les deux ethnies, le modèle est abandonné ou fracassé par une forme aiguë de suicide idéologique !

Un peu comme si Karl Marx et Sigmund Freud avait tendu un piège à l'histoire, comme si la gauche voulait concrétiser son complexe d'oedipe en voulant tuer le père !

Monsieur Daher oublie que Karl Marx revendiquait un état sioniste socialiste et que le sionisme baigne dans la mouvance socialiste, en rejetant Israël les gauches arabes se sont sciés la branche, pour autant que l'on puisse véritablement de socialisme si l'on constate le bilan actuel des partis progressistes arabes actuels !

Par contre les modèles progressistes israéliens fonctionnent en ayant gardé leur fidélité au modèle marxiste-sioniste originel !

Écrit par : Corto | 06/07/2018

C est quoi ce charabia incohérent de Corto! Et vous prenez le c.. des autres pour du p....t, vous pouvez ravaler votre crachat comme d habitude

Comme disait son papa l énergumène de troll bas de gamme 3 pour le prix d un, le Pathogène alias Patoucha ...
MDRMDRMDRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRLOLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL

Sérieux, il y a des peuples qui n ont retenu aucune leçon de leur histoire, hélas, disait Stéphane Hessel, RIP et c est lui qui avait déclaré que Gaza est la plus grande prison à ciel ouvert ce qui lui a valu de se faire traiter, lui, d Anti-Sémite...

Bien à Vous M. Joseph Daher et Merci pour votre honnêteté et votre objectivité...

Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 06/07/2018

"C est quoi ce charabia incohérent..."

LOL C'est que la "C"harlotte 0/ ose... et c'est à ça qu'on la reconnaît! :)))))))

MDR MDR MDRRRRRR Je me joins à Votre éclat de rire qui a fait trembler la blogosphère M. Daher.... :))))

Vous avez dit: "L'hôpital qui se moque de la charité"!?

Écrit par : Patoucha | 07/07/2018

Concernant l'onu et ses diverses "résolutions".

Tout le monde avance la résolution 242 de l'onu en oubliant et en passant par dessus la 181, arrêtons 5 minutes avec ces résolutions, de plus l'onu est l'exemple vivant de la faillite totale des totalitarismes arabo-musulmans.

Sans parler des accords et traités de paix conclus après chacune des guerres déclarées par les états arabes puis perdues par ces mêmes états.

Vous parler de la participation des USA dans le "budget" de l'unrwa. Donnez-vous la peine de mieux vous informer et de bien lire tous les rapports édités par cette organisation.

Cela fait 70 ans que des musulmans obtiennent des fonds provenant des officines de l'onu, pas étonnant, 80% de ces fonds restent à Genève sur des comptes à numéros, ce qui a permit de constater que l'unrwa est devenue avec d'autres institutions onusiennes, le berceau de la plus vaste corruption mondiale.

Dois-je vous rappeler que la veuve arafat et sa fille vivent depuis 14 ans dans des suites des palaces les plus prestigieux de Paris avec rien qu'en frais de location des montants atteignant 300'000 euros par mois !

La fortune laissée par arafat, rien que pour ce qui a été placé à Genève, dépasse les 25 milliards de Francs-Suisses, qu'il possède également des fonds de placements américains représentant plusieurs milliards !

Nous pouvons étalement mentionner les fortunes d'autres "monarques" de pays arabo-musulmans placés sur des comptes en Suisse ou dans d'autres paradis fiscaux, le montant de 427 milliards avait été avancé par l'état libyen dans le cas du "révolutionnaire" kadhafi, récemment l'agence de presse Reuter que l'on ne peut accuser d'être anti-iranienne a publié que le "guide suprême" de la "république" islamique "démocratique" d'Iran possède à lui tout seul plus de 95 milliards de dollars, ce qui est en dessous de la réalité, mais à ce stade, ça ne veut tellement plus rien dire, qu'il devient obscène d'articuler des chiffres, surtout lorsque voit la misère subie dans les campagnes iraniennes.

Je passe sur les comptes helvétiques qui ont fondus en quelques années de personnages comme moubarak, ben ali, saddam hussein sans oublier le clan el assad !

Tous ces montants sont publiés dans les documents que Monsieur Iganzio Cassis vient de recevoir depuis qu'il est à son poste, et il a également vu les comptes helvétiques des dirigeants du hamas sans parler de celui du chef de gang de Ramallah !

M. Daher, vous concluez votre note avec ces mots :

"La Suisse démontre à nouveau sa politique de collaboration avec un État criminel, comme avec d'autres États régionaux comme l'Arabie saoudite ou la Turquie, sans aucun respect pour le droit à l'autodétermination des peuples."

Dans votre note sur Gaza, premièrement, vous ne pointez du doigt que la Turquie et l'Arabie Saoudite, est-ce que le rôle de l'Iran, du Qatar et de tant d'autres états également impliqués vous auraient-ils échappés ?

Egalemment, vous concluez avec "sans aucun respect pour le droit à l'autodétermination des peuples", de quel "peuples" parlez-vous ?

Des kurdes, des druzes, en dehors de ces 2 peuples, qui ont chacun une langue, une culture, connaissez-vous beaucoup d'autres peuples vivant au sein de cette région ?

Si vous vous référez à nouveau sur "le droit à l'autodétermination", pourquoi le hamas et le fatah n'organisent-ils pas d'élections tous les 4 ans, comme c'est prévu dans leur "constitution", savez-vous que les 80% des gazaouis sont bédouins et qu'ils n'ont pas tous accès aux urnes, certes ils font partie des quottas en ce qui concerne les subsides obtenus par l'unrwa, cela va sans dire, mais qu'ils n'ont pas droit au chapitre en matière "d’autodétermination" !

Ils représentent 80% de la populations de Gaza, mais sont considérés comme des égyptiens par les pro-iraniens au pouvoir depuis 12 à Gaza !

Tout ça fait partie des problèmes énoncés par Ignazio Cassis, ignoriez-vous qu'ils existent ?

Et lorsque je dis "tout ça" ce n'est qu'un centième de la réalité entretenue par les régimes autoritaires et corrompus de Gaza, de Ramallah et du reste du monde arabe !

Finalement, les seuls arabes qui ont accès gratuitement aux soins médicaux, aux soins dentaires et vétérinaires pour leurs animaux, à l'éducation, qui ne payent pas d'impôt, et même qui reçoivent automatiquement des salaires sans autre contre-partie, ce sont les saoudiens !

Dans la pratique, les seuls éventuels exemples de socialismes arabes avec des niveaux de vie comparables au monde occidental, se trouvent dans le golfe avec en-tête, l'Arabie-Saoudite !

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/181(II)&Lang=F

Écrit par : Corto | 07/07/2018

Depuis la création de l ONU il y a plus de 73 ans, 50 résolutions de l ONU contre Israel ont été balayées par Israel avec l aide des USA avec une arrogance extrême. D autres pays ont été rasés à jamais et des assassinés partis pou jamais avec une seule résolution de l ONU.

Et la colonisation illégitime par des fanatiques(=terroristes)-barbus ultra orthodoxes en Israel, colonisation des territoires occupés palestiniens continuent à ce jour tout en violant toute loi basique internationale.

N est il pas Stéphane Hessel, RIP, candidat au prix Nobel de la paix il y a 7 ans, en 2011, qui avait dit:"Il y a beaucoup de peuple, hélas, qui n ont retenu aucune leçon de leur Histoire". Suivez son regard.

Bien à Vous M. J.D.,
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 07/07/2018

Addendum à mon texte ci dessus:
Voici les résolutions de L ONU contre Israel (de 1947 à 2009) balyées par cette dernière.
-------------------------

Source: Le Monde Diplomatique, Février 2009,page 11, 12 et 13

Au mépris du droit. 1947-2009 : une impunité qui perdure
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël
 
Assemblée générale
(ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

--Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

--Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

--Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Conseil de sécurité

--Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

--Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

--Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

--Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

--Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

--Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

--Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

--Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

--Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

--Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

--Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

--Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

--Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

--Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

--Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

--Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

--Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

--Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.
Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

--Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

--Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

--Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

--Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

--Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

--Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

--Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

--Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

--Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

--Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

--Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

--Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

https://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775
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Bien à Vous M. J.D.,
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 07/07/2018

Addendum à mon texte ci dessus:
Voici les résolutions de L ONU contre Israel (de 1947 à 2009) balyées par cette dernière.
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Source: Le Monde Diplomatique, Février 2009,page 11, 12 et 13

Au mépris du droit. 1947-2009 : une impunité qui perdure
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël
 
Assemblée générale
(ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

--Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

--Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

--Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Conseil de sécurité

--Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

--Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

--Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

--Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

--Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

--Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

--Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

--Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

--Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

--Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

--Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

--Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

--Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

--Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

--Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

--Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

--Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

--Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.
Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

--Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

--Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

--Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

--Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

--Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

--Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

--Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

--Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

--Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

--Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

--Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

--Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

https://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775
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Bien à Vous M. J.D.,
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 07/07/2018

Premier constat et ce n'est pas surprenant, Charles ne sait pas compter, dans son commentaire il parle de plus de 50 résolutions et il en publie une trentaine !

Il ne sait également pas lire, elle ne condamnent pas toute Israël, il y a même celle qui déclare l'existence de l'état d'Israël en 1947, ensuite la autres ne font que signifier aux 2 parties de respecter les engagements, et les cessez-le-feu, mais qui a violé le cessez-le-feu à chaque fois ?!

Aucune résolution condamnant la Syrie et seulement 3 projets de résolutions visant cette boucherie, dans ce cas, on ne parle même pas de résolution, mais de projet de résolutions. La réalité est qu'il n'y en a pas une qui condamne la Syrie pour l'assassinat 700'000 syriens par leur gouvernement, dont des milliers de victimes gazées par le régime au pouvoir et 4 millions de "déplacés dont 3,5 millions de réfugiés ayant quittés la Syrie !

L'onu, c'est 115 dictatures totalitaires ayant chacun 1 droit de vote, dont 57 dictatures musulmanes, et seulement 77 états démocratiques, ne cherchez pas, c'est la raison pour laquelle ils s'en prennent à Israël !

Il y a eu 11 fois plus de projet de résolutions qui visent des démocraties que de résolutions visant des dictatures, en moins de 10 ans le constat est consternant !

Pourquoi Charles ne va pas vivre et s'établir dans l'une des ces dictatures, je ne sait même pas si l'une d'entre elle accueillerait ce personnage !

Voilà ce qu'est l'onu, ou plutôt ce qu'est le conseil de sécurité de l'onu, vous savez, cette organisation qui a élu kadhafi au conseil des droits de l'homme !

Il faut également prendre en compte les sommes astronomiques versées aux dictateurs sur leurs comptes personnels, la plupart du temps en Suisse, arafat a laissé 25 milliards sur une compte genevois, voilà la principale raison pour laquelle l'onu s'en prend autant à Israël, c'est uniquement pour alimenter des réseaux de corruptions qui se partagent des centaines de milliards depuis bien trop longtemps, hormis les arabes de Judée-Samarie appelée "Cisjordanie" depuis la défaite de l'armée jordanienne dans la guerre qu'elle déclarée à Israël en 1948, l'onu entretien financièrement les populations arabes, près de 70 ans d'assistances, alors que pour les autres conflits, les aides financières du HCR, n'ont jamais dépassé 3 ou 6 mois, avec les réseaux de corruption onusienne du fatah et maintenant du hamas, c'est 70 ans d'assistance, avec depuis 70 ans, plus de 90% du budget du HCR entièrement consacré au fatah et au hamas !

cherchez l'erreur !!

Actuellement plus de 15 pays dont les principaux pays donateurs ont cessés d'alimenter cette vaste escroquerie financée avec les impôts des contributeurs des démocraties !

Écrit par : Corto | 08/07/2018

Comme par hasard et dans ce cas l'onu se tait :

En pleine canicule, l’Algérie arabo-raciste laisse périr des milliers de noirs en partie musulmans dans le Sahara par des températures supérieures à 50° !

L’Algérie a abandonné plus de 13 000 personnes dans le désert du Sahara, y compris des femmes enceintes et des enfants. Des températures caniculaires persistent dans le sud du pays. Le régime algérien a laissé sans eau ou nourriture des africains noirs les forçant à partir à pied, parfois à la pointe d’une arme. Certains ne s’en sortent jamais vivants.

Les migrants expulsés doivent affronter une chaleur qui peut atteindre 48 degrés Celsius. Un nombre incalculable de personnes ont péri. Plusieurs femmes enceintes ont perdu la vie avec leurs bébés en chemin. Les autorités algériennes ont refusé de commenter.

La canicule qui persiste dans six départements du Sud a causé aussi d’importants dégâts au cheptel caprin et camelin. Selon des informations des parvenues de Tamanrasset, Béchar et Adrar, plusieurs éleveurs ont perdu de nombreuses bêtes à cause de la forte chaleur et du manque d’eau que connaissent plusieurs zones de ces grandes wilayas du sud du pays. Des images de chameaux, de moutons et de chèvres morts à cause de la canicule ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

Les migrants veulent traverser la Méditerranée ou rejoindre les enclaves espagnoles au Maroc.

L’Algérie ne fournit aucun chiffre concernant les personnes « abandonnées » de force dans les déserts algériens, mais l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que 11 276 hommes, femmes et enfants ont été abandonnés. Au moins 2500 autres migrants ont été forcés d’effectuer une randonnée similaire vers le Mali voisin, et un nombre indéterminé a succombé en cours de route.

Des migrants ont été rassemblés par centaines, entassés dans des camions pendant des heures jusqu’à ce qu’on appelle « Point Zero », puis abandonnés dans le désert et orientés en direction du Niger. Ils ont alors commencé à marcher, parfois sous la menace des armes.

« Il y avait des gens qui ne pouvaient pas marcher, ils se sont assis et nous les avons laissés, ils souffraient trop », a déclaré Aliou Kande, un Sénégalais de 18 ans. M. Kande a déclaré que près d’une douzaine de personnes ont abandonnées, s’effondrant dans le sable.

Un Libérien, Ju Dennis, a filmé sa déportation avec un téléphone qu’il gardait caché sur son corps. Ses images font voir des gens entassés sur le plancher d’un camion ouvert, essayant en vain de se protéger du soleil et de se cacher des gendarmes.

Les africains protestent contre le manque d’eau, sous une chaleur dépassant les 50°. Même les gazelles, habituées pourtant à la chaleur du Sud, ont suffoqué sous les températures particulièrement élevées ces cinq derniers jours. La chaleur caniculaire affecte le sud du pays depuis dimanche dernier. Le mercure a atteint les 50° à l’ombre par endroits dans les zones de Biskra, El Oued, Ouargla, Ghardaïa, Adrar et Tamanrasset.

L’Organisation internationale pour les migrations estime que pour chaque migrant dont la mort est connue en traversant la Méditerranée, jusqu’à deux sont perdus au désert, soit potentiellement plus de 30 000 personnes depuis 2014.

L’Algérie a reçu 111,3 millions de dollars d’aide de l’Europe entre 2014 et 2017. Elle a donc une dette envers ces hommes et ces femmes, ainsi qu’à leurs enfants auxquels elle n’a apporté aucune attention à leur sort.

Écrit par : Corto | 08/07/2018

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