24/08/2017

Après les attentats de Barcelone, la même mot d'ordre: « l'Islam est-il responsable des attentats terroristes »?

Après chaque attentat, qui sont des actes à condamner avec des conséquences tragiques, les médias et politiques concentrent les discussions sur la religion islamique pour tenter d’expliquer les crimes et violences par les assassins de l’Etat Islamique (EI), cette fois à Barcelone. Le débat se fait dès lors sur quelle interprétation ou tradition, réformiste ou réactionnaire, du Coran avons nous pour tenter d’expliquer les violences commises au nom de la religion. La Télévision Suisse Romande a par exemple invité le lundi 21 aout Noureddine Ferjani, imam de la Mosquée de Genève, pour commenter les attentats de Barcelone, savoir si il dispose de moyen de combattre l’extrémisme, comment les auteurs des attentats justifient cela en terme de religion, etc…


Le problème de toutes ces discussions, c’est qu’elles axent l’explication et les sources de toutes violences commises au nom de l’Islam (y compris par l’EI) dans la religion islamique et plus précisément le Coran.

 Selon moi, les explications qui veulent trouver dans le Coran et dans la religion islamique les raisons des phénomènes tel que les attentats de Barcelone, des actes des combattants de l’EI et autres organisations djihadistes font fausse route, et ne permettent pas d’y voir clair, mais surtout elles renforcent très souvent les amalgames racistes et islamophobes tout en voulant octroyer une nature intrinsèquement violente à l’Islam et plus généralement aux populations musulmanes.

Les phénomènes tel que l’EI et / ou les attentats de Barcelone doivent être analysés dans leurs contextes politiques sociaux et économiques actuelles de notre monde, et non dans le Coran. Prenons par exemple l’EI : ce dernier est le résultat principalement de l’impérialisme occidental, des interventions des différents régimes autoritaires de la région du Moyen Orient en Irak (Iran, Qatar, Arabie Saoudite, etc…), et du régime autoritaire et confessionnel actuel de l’Irak hérité de l’invasion de 2003, sans oublier dans le passé du régime de Saddam Hussein et ses politiques. L’écrasement des mouvements populaires débutés à la fin de l’année 2010 et début de l’année 2011 par des régimes autoritaires a permis à l’EI une deuxième phase d’expansion.[1]

De même, certains tentent d’expliquer les tensions religieuses actuelles entre Chiites et Sunnites au Moyen Orient dans le Coran ou comme une conséquence du conflit qui est apparu à la mort du prophète et sur sa succession il y a 1400 ans. Cela nie le contexte politique et sociale actuel hérité de l’invasion américaine et britannique en 2003 et du rôle de ces deux derniers dans la destruction du tissu social irakien et qui ont privilégié l’arrivée au pouvoir de forces politiques confessionnels et réactionnaires.

Même si l’EI et autres djihadistes se réclament de l’Islam, la religion n’explique pas leurs comportements et leurs agissements. Ces groupes ou personnes ont des raisons qui s’inscrivent dans l’époque actuelle et non il y a 1400 ans.

Analyse t-on l’invasion américaine de l’Iraq par les paroles et les croyances religieuses de Bush (qui avait déclaré avoir entendu en rêve Dieu lui dire qu’il avait une mission et qu’il fallait envahir l’Iraq) ou bien selon des motivations impérialistes (politiques et économiques)? Allons-nous trouver les raisons de l’invasion américaine dans la Bible? Allons-nous analyser l’invasion américaine sur la base du comportement des chrétiens il y a 2000 ans? De même, lors de la tuerie perpétrée en Norvège le 22 juillet 2011 par Anders Breivik, qui affirmait agir pour préserver la chrétienté face au multiculturalisme, a-t-on cherché les raisons de son acte dans le christianisme ou la Bible ? De manière similaire, récemment une jeune syndicaliste membre des IWW (Industrial Workers of the World), Heather Heyer, a été tuée et une douzaine des manifestant.e.s ont été blessé.e.s par une voiture folle conduite par un militant fasciste. A aucun moment a t’on cherché à savoir la religion de l’assassin ou si elle expliquait son geste?

D'ailleurs on remarquera qu'il est plus facile pour la majorité des médias mainstream de qualifier de terrorisme, même "terrorisme islamiste", les actes d'un djihadiste de l'EI, mais pas ceux de groupes et individus fascistes s'attaquant à des minorités religieuses ou manifestant-es de gauche. Par exemple, les médias au début dans leur grande majorité ont décrit les évènements à Charlottesville dernièrement comme une "manifestation d'extrême droite qui a dégénéré". C'est seulement après la désignation de "terrorisme intérieur" par le ministre de la Justice des Etats Unis, Jeff Sessions, que la rhétorique a changé.

L’écrivain arabe, Aziz Al-Azmeh, affirmait que «la compréhension des phénomènes politiques islamiques nécessite l’équipement normal des sciences sociales et humaines, et non leur déni”. Ne pas s’atteler à cette tâche, c’est nous mener vers une essentialisation de « l’Autre », en l’occurrence aujourd’hui « des musulmans ».

Toute religion n’existe en effet pas indépendamment des personnes, de la même manière que Dieu n’existe pas en dehors du domaine de l’action intellectuelle de l’homme. Bien au contraire la religion, comme le pouvoir surnaturel de Dieu, sont une expression mystique populaire des contradictions et des réalités matérielles dont les gens vivent.

C’est pourquoi il faut tenter de trouver et d’expliquer les raisons de ces crimes, sans vouloir les excuser ou les justifier, perpétrés par ces groupes ou personnes et comprendre les motivations qui les ont poussé ou les poussent à agir dans ce sens. Ces raisons ne se trouvent pas en lisant le Coran ou la Bible, mais bien d’abord dans le contexte politique et socio-économique dans lequel se trouvent ces groupes et personnes et aussi dans les dynamiques politiques sur la scène internationale. 

De la même manière, les « islamologues » qui tentent de définir les sources du terrorisme de l’EI ou autres organisations djihadistes dans un seul fait social limitent la compréhension de ces phénomènes.

Les crimes et le parcours des djihadistes sont à bien des égards et très souvent un reflet des contradictions des politiques internes et externes des pays dans lequel ils ont grandi, tout en prenant compte le climat politique régional et international. Les motivations et le parcours de vie d’un djihadiste français ne sont en effet pas les mêmes que celles d’un syrien ou irakien. Leurs réalités sont complètement différentes. Il est nécessaire d'analyser et de comprendre la complexité et la multitude des raisons des trajectoires et actes des militant-es djihadistes de manière matérialiste. 

Le révolutionnaire russe Vladimir Lenine par example dans le texte «L’attitude du Parti des travailleurs à la religion» de mai 1909 écrit qu'en tant que marxistes, «devons expliquer la source de la foi et de la religion des masses d’une façon matérialiste». Il poursuivait en affirmant que si l’on ne s’attelait pas à cette tâche, nous n’aurions pas une vision différente des classes bourgeoises, qui accusent les masses d’ignorance pour expliquer le phénomène de la croyance religieuse. Le fondamentalisme religieux n’est en fait que l’expression de cette frustration et non sa source.

Il faut comprendre les fondamentalismes religieux, quel qu’ils soient, comme des facteurs et raisons modernes et qui trouvent leurs sources dans des phénomènes actuels et non du passé, même si leur propagande fait référence à un passé mystifié.

La barbarie des assassins de Barcelone et des groupes comme l’EI se nourrit en premier lieu des contradictions et les différentes formes d’oppressions de leurs sociétés, mais aussi de la barbarie des Etats occidentaux capitalistes et impérialistes qui ont commis beaucoup plus de victimes que les organisations djihadistes. D’ailleurs, aucune égalité au niveau absolu ne peut égaler la barbarie des Etats occidentaux dans le nombre de victimes qu’ils ont causé à travers le monde. Ce sont des Etats occidentaux qui ont mené des interventions militaires destructives ces dernières décennies par exemple comme en Iraq en 2003, intervention qui a suivi l’embargo meurtrier contre le peuple irakien pendant plus de 10 ans. Ce sont des Etats occidentaux qui apportent leur soutien sans faille aux dictatures sanglantes au Moyen Orient, sans oublier un soutien total à l’Etat colonial et d’Apartheid d’Israel qui opprime depuis plus de 60 ans le peuple palestinien. Que dire des politiques néo-libérales imposées par les Etats occidentaux et les institutions monétaires internationales qui on causé l’appauvrissement de sociétés entières, des déplacements de populations, des famines, etc…

Nous devons mener une opposition sans merci aux politiques impérialistes des Etats occidentaux qui assassinent et appauvrissent les peuples de nombreuses régions du monde. Nous devons également opposer toutes les formes d’impérialismes internationales et d’impérialisme régionales qui ont tous pour objectifs d’écraser d’autres peuples pour les intérêts politiques de leurs classes dirigeantes.

Pour rappel les assassins de Charlie Hebdo avaient dans leurs interviews, vidéos et autres parlé de la souffrance du peuple syrien, irakien, de l’intervention française au Mali des offenses faites aux populations musulmanes en France et dans le monde, etc…

Les bombardements de la coalition internationale contre l’EI sous la direction des Etats Unis et avec la participation de plusieurs pays occidentaux en Irak et en Syrie on causé la mort de nombreux civils, plusieurs milliers depuis son déclenchement en septembre 2014.  Le mépris pour les victimes civiles et autres dommages causés dans cette «guerre contre le terrorisme» est patent et nourrit le discours des organisations fondamentalistes religieuses tel que l’EI ou al-Qa’ida.

En plus son efficacité pour mettre fin aux actions de l'EI au niveau international est à questionner fortement. Bien que l'Etat islamique a perdu de nombreux combattants et des large pans de territoires en Irak et en Syrie, l'organisation djihadiste est resté l'organisation la plus meurtrière du monde en 2016, selon un rapport de l'Université du Maryland. Les militant-es de l'État islamique ont mené plus de 1 400 attaques l'année dernière et ont tué plus de 7,000 personnes, soit une augmentation d'environ 20% par rapport à 2015, selon le même rapport.

Encore une fois, sans s'attaquer aux sources, mentionnées plus haut dans le texte,  de l'avènement de groupes tel que l'EI, on ne mettra pas fin à ses actes meurtriers uniquement par des solutions militaires et sécuritaires.

Cela dit, ce n’est pas pour cette raison qu’il ne faut pas également analyser le discours et pratiques d’organisations tel que l’EI pour tenter de les combattre, mais dans les pays occidentaux il nous faut surtout mettre fin aux raisons qui permettent à ce genre d'organisations de recruter des nouveaux soutiens.

 Aucune illusion ne doit exister sur les mouvements islamiques réactionnaires et djihadistes, qui dans le passé (entre les années 50 et début des années 1980) ont reçu le soutien des Etats Occidentaux et des dictatures de la région du Moyen Orient pour affaiblir les mouvements progressistes et nationalistes de la région. Sans oublier le soutien des Etats Unis, de l’Arabie Saoudite et Pakistan aux organisations djihadistes en Afghanistan durant les années 1980. L’échec politique et économique des régimes du nationalisme arabe et leurs évolutions vers des dictatures patrimoniales ou néo-patrimoniales ont également renforcé les mouvements fondamentalistes islamiques.

Les mouvements djihadistes ont connu une nouvelle expansion suite à la répression des mouvements populaires du Moyen Orient et en Afrique du Nord depuis 2010-2011 et ont pu capter les frustrations de certaines tranches des classes populaires, mais ils ne représentent en aucun cas une alternative progressiste ou anti impérialiste, bien au contraire, ce sont des organisations ultra-réactionnaires, anti-démocratiques et anti sociales, certaines comme l’EI sont sans aucun doute des entités totalitaires et meurtrières.  Leurs comportements et attaques sur les forces démocratiques et progressistes durant les processus révolutionnaires témoignent de cette réalité. Ils sont dans une optique de guerre de civilisation et d’imposition autoritaire de leur hégémonie culturelle et religieuse contre une autre et non une perspective d’émancipation et de libération des classes populaires.

En conclusion et en plus de s’opposer aux politiques impérialistes des Etats occidentaux, la tâche de la gauche où qu’elle soit est de reconstruire un mouvement progressiste et démocratique large, qui permet l’unité et l’indépendance des classes populaires et travailleuses sans distinction ethnique, communautaires et autres qui est la seule voie pour la libération et l’émancipation des classes populaires. Les différences (de genre, "race", et autres) qui existent aux sein de la classe populaire ne doivent néanmoins pas être nié, mais au contraire incluses et reconnues.

Cela signifie qu’il ne pas faut simplement avoir une approche « économiste », pensant que les luttes ouvrières seront suffisantes pour unir les classes populaires.  La gauche radicale doit être bien sûr à la tête de la lutte contre les politiques d’austérité et néolibérales, mais la gauche radicale doit être également le champion de la défense des droits démocratiques dans leur ensemble que ce soit dans la liberté d’expression ou la lutte contre toutes les formes de discriminations comme le racisme, le sexisme, l'orientation sexuelle, etc… Dans ce cadre, l’islamophobie, comme les autres formes du racisme, très présent dans de nombreux pays européens doit être combattu de manière radicale.  L'islamophobie n'est pas seulement un instrument des classes dirigeantes racistes pour diviser les classes populaires et les détourner des questions socio-économiques (chômage, élévation de l'âge de la retraite, effectifs et éducation à l'école, etc…), mais entraîne des violences et politiques oppressives envers les populations musulmanes désignées comme responsable principal des problèmes survenant dans nos sociétés.

Pour construire un mouvement progressiste, nous devons comprendre comment, dans les dynamiques capitalistes de notre monde globalisé, les questions de genre, de discrimination basée sur la religion et/ou sur la « race » influencent à la fois la structure et les dynamiques de nos sociétés et de nos lieux de travail et les processus de développement de la conscience. Il s’agit de comprendre comment ces éléments interviennent ensemble dans la production et les relations de pouvoir capitalistes, qui se traduisent par une réalité complexe.

Les discriminations basées sur la race, le genre, l’orientation sexuelle, les oppressions culturelles et idéologiques ne doivent pas être sous-estimées, au risque de perdre de vue la complexité de la tâche, au moment de construire un mouvement progressiste comprenant des travailleurs et travailleuses de tous les horizons. L’absence de prise en compte de ces discriminations dessert la volonté d’unir les classes populaires et le projet politique visant la transformation radicale de la société.

A nous de nous attaquer aux sources des problèmes (le capitalisme, l’impérialisme, les différentes formes d'oppressions, etc…) et donc des politiques des Etats capitalistes occidentaux et autres dans le monde, pour réellement couper l’herbe sous les pieds des forces ultra réactionnaires et les faire disparaître et de construire un projet de société alternatif bénéficiant aux classes populaires dans leurs ensembles.

Joseph Daher

[1] Voir sources l’EI: http://emancipations.blog.tdg.ch/archive/2017/07/13/aux-origines-de-daech-de-l-irak-a-la-contre-revolution-regio-285126.html

11:13 Publié dans Air du temps, Daech, Islamophobie, marxisme | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Après le communisme et le fascisme, la jeunesse a trouvé une nouvelle idéologie pour s'opposer aux valeurs occidentales : l'islam.

Écrit par : Géo | 24/08/2017

Celui qui appuie sur la gâchette le fait avec sa responsabilité d'homme. Que l'un ou l'autre ait une responsabilité diminuée est parfaitement possible.

Un homme qui tue délibérément est un assassin et celui qui s'en prend à des civils non armés dans un cadre d'exercice d'une pression politique est un terroriste. Puis on lui accole un adjectif pour désigner la motivation qui inspire son acte.

A force de se refuser à nommer les choses afin de ne pas les affronter et à se perdre dans toutes sortes de circonvolutions, on n'a plus aucune chance de résoudre les problèmes.

Écrit par : archi-bald | 24/08/2017

Je dois vous l'avouer, je n'ai pas eu le courage de lire votre ramassis d'inepties jusqu'au bout (au moins je l'avoue). Juste une petite question: que pensez-vous de tous ces musulmans apostats qui connaissent leur Coran par coeur (ils n'avaient pas le choix !), ont eu la « chance » de vivre dans un pays musulman et qui, aujourd'hui, nous disent clairement que l'islam est une religion violente (Wafa Sultan, Ayaan Irsi Ali, Majid Oukacha, Aquila De France (pour votre information (il y a du travail...) je vous invite à écouter ses minutes anti-islam sur youtube), etc. ? Ont-ils donc tout faux ? N'ont-ils donc rien compris à leur religion ? Ont-ils rêvé les problèmes qu'ils ont rencontrés pendant leur enfance et adolescence ?
Ah encore un petit détail, chez les catholiques, il existe un commandement qui dit « Tu ne tueras point », et il n'est rien ajouté, ni « sauf si... » ou « à l'exception de... ». Bien sûr il arrive à des catholiques de tuer mais pas au nom de leur religion, ça n'aurait aucune cohérence.

Écrit par : Sonia | 24/08/2017

Excellentes questions Sonia.

Nous savons très bien qu'il y a des enfumeurs qui croient encore nous berner au sujet de l'islam.

L'auteur de "Pourquoi Daech nous tue" nous renvoie bien aux textes fondamentaux:

"Je suis de ceux qui pense qu'un phénomène religieux s'explique d'abord par lui-même. Qu'il est sa cause première. Toutes sortes de faits peuvent influer sur la cause première, mais la cause première demeure essentielle, fondamentale, incontournable, première: l'idéologie est l'élément dominant, et, à l'intérieur de celle-ci, le droit religieux de recourir à la violence."

Et quelle est la cause première de l'islam si ce n'est le Coran?

Écrit par : G. Vuilliomenet | 24/08/2017

Monsieur Daher, c'est vous qui faites fausse route. Mais au fond peu importe ce que vous, ou moi, ou qui que ce soit pense savoir sur ce que le Coran prescrit ou pas comme violence envers les non-musulmans.

Le fait est que les terroristes se suicident en tuant des touristes à Barcelone, des petites filles à Manchester, ou n'importe quels inconnus n'importe où. Et ils ne le font pas parce que les occidentaux sont méchants mais parce qu'ils pensent obtenir ainsi les meilleurs places au paradis pour l'éternité.

Et ceci parce qu'ils sont convaincus que cela est la vérité révélée par le Coran. Oui Monsieur Daher, dans le Coran, pas dans la Bible ou dans le journal de Spirou.

Écrit par : Michel | 24/08/2017

Pas seulement l'Islam mais aussi tous ceux qui tentent de justifier l'injustifiable.

Écrit par : Maendly Norbert | 25/08/2017

Bien-sur que l`Islam est responsable du terrorisme islamique puisque, de par son message peu homogene il est diversément interprétable... tout comme sont responsables (pour ne citer que ceux-la) le calvaire sans fin des palestiniens, la destruction de l`Irak, de la Libye et de la Syrie, l`attentat-bidon contre le WTC dont il est devenu évident que les vrais auteurs sont tout sauf musulmans et, bien-sur, les néocons américains qui, outre l`attenta-bidon mentionné, ont introduit dans le grand jeu des cartes-joker comme celles du grand méchant bin Laden et de la confrérie des Freres Musulmans. Saura-t-on jamais la vraie histoire de ce fameux État Islamique?...

Écrit par : bin Ahmed von Cheeseburger | 26/08/2017

S'il a fallu si longtemps pour que les gays, lesbiennes, ou trans soient admis dans nos sociétés christianisés, c'est bien parce que la Bible disait grand mal et promettait l'enfer à ces personnes...comme aux fornicateurs d'ailleurs. Il a fallu bien des poètes et des artistes, la libération sexuelles des années 60 pour enfin faire évoluer ces croyances scandaleuses et stupides... Elles ne venaient pas seulement du Coran mais aussi de la Bible, Coran qui s'inspire d'ailleurs grandement de la religion chrétienne et juive puisque Jésus, Marie, et Moïse y occupent une place centrale...

Oui, le Coran contient les ferments qui peuvent conduire au fanatisme et au fascisme. C'est une évidence. Cela ne veut pas dire être contre les femmes et les hommes de confession musulmane. Ma maman était une dogmatique catholique et attachée à l'autorité du pape et de ses évêques. Ce n'est pas pour ça que je me suis mis à rejeter et à haïr ma propre mère. Je suis donc de culture chrétienne, converti musulman par amour pour une femme tunisienne et vous me trouvez sur mon blog pacha k mac qui peut vous donner quelques pistes de réflexion. Au hasard, je me revendique aussi de l'anarchisme et de la gauche libertaire...avec des idées directrices libérales mais sociales de coeur. De quoi brouiller les pistes du Sioux que je suis depuis mes 20 ans... Bonne lecture à vous si vous en prenez le temps et l'intérêt...
http://pachakmac.blog.24heures.ch/

Écrit par : pachakmac | 26/08/2017

Pachakmac,
Effectivement, les églises n'étaient pas remplies d'amour pour les homosexuels et pourtant, elles ont commandé (et donc financièrement soutenu) des oeuvres à Michel-Ange et Léonard de Vinci, tous deux homosexuels ! Il faut donc croire qu'elles n'étaient pas si homophobes que ça !
Quant à votre conversion par amour, en réalité vous n'aviez pas le choix si vous vouliez épouser une musulmane (et vos enfants seront automatiquement musulmans). C'est marrant mais on ne voit jamais de musulmanes se convertir au christiannisme par amour pour leur mari...
De quoi se poser quelques questions pour une personne de la gauche libertaire...

Écrit par : Sonia | 27/08/2017

"Saura-t-on jamais la vraie histoire de ce fameux État Islamique?..."

Pour vos archives sur l'histoire vraie de ce machin:
http://en.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13960605000928

"l`attentat-bidon contre le WTC"
Je ne dirais pas "bidon" vu le nombre de morts. Et ce nombre continue d'augmenter suite aux saloperies que les explosions ont pulvérisé:
http://www.nydailynews.com/new-york/thousands-suffer-9-11-illnesses-14-years-article-1.2356281

Écrit par : gauchiste | 27/08/2017

L`attentat était bidon au sens ou ce n`en était pas un mais plutot du terrorisme d`État. On peut meme dire terrorisme d`États au pluriel car il semble y en avoir au-moins deux derriere la planification et l`exécution de toutes ces opérations psy-op (y compris l`EI) destinées a diaboliser l`Islam afin de pouvoir détruire les pays arabes devenus menacants pour l`Empire. Les États organisés et en passe d`etre européanisés de Hussein, Kadhafi et Assad ont été détruits pour laisser la place au chaos qui, on le voit maintenant, ne profite meme pas a l`Empire.

Écrit par : bin Ahmed von Cheeseburger | 28/08/2017

D`ailleurs, on ne le dit pas assez, si le vaisseau amiral du terrorisme "islamique" qu`est "l`État Islamique" est en train de sombrer, c`est aux interventions russe et iranien qu`on le doit. Sans cela, l`EI aurait probablement vaincu en Syrie pour se propager ensuite a toute la région (et peut-etre au-dela) avant de s`attaquer a l`Iran avec la bénédiction et probablement aussi le support aérien-naval de l`Empire et de son grand allié dans la région. Si ces derniers n`osent pas affronter l`Iran directement, c`est parce`que les pertes en soldats seraient trop grandes au gout de leurs opinions publiques (les dirigeants, eux, s`en ficheraient) mais les centaines de milliers de musulmans naifs que l`EI victorieuse en Syrie n`aurait pas manqué de réunir sous sa banniere "djihadiste" contre les chiites auraient pu etre sacrifiés sans aucun probleme.

Écrit par : bin Ahmed von Cheeseburger | 28/08/2017

Voici la preuve que daech est une création/manipulation d'Israël (et de ses alliés):
https://www.veteranstoday.com/2017/08/27/mossad-officer-leading-isis-as-mosque-imam-arrested-in-libya/

On savait déjà que des officiers israéliens, saoudiens, britanniques, français et étatsuniens étaient coincés à Alep, d'où les cris de cochons des sionistes quand ces officiers se sont retrouvés faits comme des rats.

On sait aussi que d'autres agents du Mossad sont maintenant coincés à l'Est de la Syrie et que les amerloques vont les chercher avec des hélicopters avant qu'ils soient liquidés par les troupes gouvernementales. Les rats quittent le navire.

Cela confirme aussi que Baghdadi est/était un agent du Mossad.

Quant au 11 septembre:
https://wikispooks.com/wiki/9-11/Israel_did_it

Écrit par : juiferrant | 29/08/2017

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